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La Tribune, Yves Lawler, 23 novembre 2009 (version *.pdf)
Depuis le début des années 80, les grandes entreprises ont utilisé plusieurs méthodes pour augmenter leurs profits, toujours au détriment de la population. Tout du long, elles ont bénéficé de l'aide des gouvernements.
Elles ont attaqué les syndicats pour diminuer les conditions de travail et les salaires. Ainsi elles augmentèrent leurs gains au détriment des travailleurs.
Elles ont obtenu le libre-échange pour accéder à un plus grand marché d'acheteurs, à des ressources naturelles et à des opportunités d'investissement. Ainsi elles purent jouer les salariés d'un pays contre l'autre pour faire fructifier leur capital.
Elles ont exigé la réductiopn du rôle de l'État, moins de réglementation, moins de programmes sociaux et plus de privatisation, ce qui leur a permis d'agir à leur guise et de trouver de nouvelles sources de profit.
Si toutes ces mesures leur ont permis de s'enrichir, pour leur part les salariés ont vu leur pouvoir d'achat stagner. Aux États-Unis, le salaire horaire réel dans le secteur privé est resté le même entre 1967 et 2006. L'augmentation de la productivité est allée directement dans les poches des grandes entreprises.
Manquant de plus en plus d'acheteurs par rapport à leur immense capacité productive, les capitalistes les plus riches optèrent pour le marché financier afin d'accroître la rentabilité de leur fortune. De plus ils ont investi dans le marché du crédit afin d'entretenir un certain niveau de consommation chez les salariés appauvris. Ainsi la dette privée est passée de 110% du produit national brut des États-Unis en 1976 à 293% en 2007.
Mals e jeu de crte s'est écroulé. La bulle des prêts hypothécaires a crevé. Les entreprises qui avaient voulu diminuer le rôle de l'État ont obtenu de celui-ci des montants faramineux pour sauver leur peau. Des sommes qui proviennent de la poche du contribuable qui depuis les années 80 a été le grand perdant, vous et moi.
De plus, nous payons pour les débâts causés par cette crise, comme la hausse du chômage et de l'aide sociale, sans oublier que les travailleurs diminuent leur salaire pour sauver leurs entreprises.
Pensez-vous que ceux qui ont gagné sur toute la ligne depuis 30 ans vont payer quoi que ce soit? Eh bien non! Les riches ne peuvent être mis à contribution de même que les grandes entreprises, car tout ce beau monde menace de partir en cas de hausse de leurs impôts. Déjà on nous annonce que nous serons les dindons de la farce, nous paierons le déficit par des hausses de tarifs multiples et de taxes.
N'en avez-vous pas ras le bol de ce terrorisme économique? Le néo-libéralisme qu'on nous a imposé doit être remis en questin. Seul Québec solidaire propose un changement dans ce sens. J'y suis, et vous?
Yves Lawler
Sherbrooke